Jean Clouet. Portrait d’un homme inconnu, vers 1547. Craie noire et rouge. Musée Condé, Chantilly, France. © RMN-Grand Palais | Illustration indicative
Inconnu
Porte-enseigne dans la garnison du sieur de Sedan.
Officier sous les ordres directs de Roberval.
Responsable de l’approvisionnement et des équipements militaires avant le départ de l’expédition.
Probablement issu de la famille Guignecourt de Compiègne, impliquée dans l’architecture et la construction dès la fin du 15e siècle, le sieur de Guignecourt a fait partie du régiment de Robert de La Marck-Sedan avant de devenir l’un des hommes de confiance de Jean-François de La Rocque de Roberval. Officier dans la garnison royale, il s’est illustré par ses compétences militaires et logistiques.
Février 1541
Jouit de la confiance absolue de Roberval et possède une expérience militaire éprouvée.
A été le bras droit de de Roberval dans le régiment de Robert de La Marck-Sedan.
Est devenu capitaine du petit contingent militaire colonial.
Son importance est mise en évidence dans la relation de voyage de Roberval.
Fin août 1541, à bord de La Valentine.
Superviser les installations militaires au cap Rouge.
Gérer des ressources et maintenir de l’ordre parmi les colons.
Communiquer avec la couronne française à propos de l’état de la colonie.
Supervision des équipements et des harnais de guerre nécessaires à la mission.
Coordination des livraisons de matériel et de victuailles depuis la Champagne et la Normandie.
Participation aux décisions logistiques et militaires sous l’autorité directe de Roberval.
Capitaine du contingent militaire colonial.
Chargé du commandement des troupes et de la discipline dans la colonie.
Commandant du navire La Valentine lors du voyage vers la Nouvelle-France.
Il a probablement participé aux campagnes militaires contre l’Angleterre et l’Espagne après son retour.
Il pourrait également avoir pris part à la campagne navale de l’été 1545 sur les côtes anglaises.
Le sieur de Guignecourt a supervisé l’hivernage de la flotte de Roberval en Bretagne et a peut-être participé aux raids maritimes contre les navires espagnols avant la traversée en 1542.
Il a contresigné une lettre de rémission (pardon) accordée à Paul d’Aussillon avant son retour en France.
Il a quitté le cap Rouge le 14 septembre 1542 en direction de la France pour faire un rapport au roi François Ier.
Il avait reçu l’ordre de réarmer deux navires pour ravitailler la colonie, mais la guerre contre l’Espagne a interrompu cette mission.