Artiste anonyme, France. Portrait d’un homme, 1594. Craie noire et rouge, rehaussée de blanc, 28,5 × 22 cm. Don de Mme William M. Haupt, provenant de la collection de Mme James B. Haggin, 1965. The Metropolitan Museum of Art, New York. Numéro d’inventaire : 65.251.5. Domaine public. | Illustration indicative

Jehan de Lespinay

Inconnu

Officier militaire, chargé de l’approvisionnement et de l’acheminement des condamnés, des armes et des marchandises.

Probablement originaire de la Champagne ou de la Normandie, Jehan de Lespinay était un officier militaire, ancien collègue de Jean-François de La Rocque dans le régiment de Robert de La Marck-Sedan, sieur de Fleuranges. Il est mentionné comme porte-enseigne de la garnison de La Rocque de Roberval au cap Rouge.

Participation à l’expédition

Avril 1541

Expérience militaire et relation de confiance établie avec Roberval.

Août 1541, à bord des navires de Roberval.

Défendre et organiser la garnison du fort d’en haut à Cap-Rouge.

Maintenir l’ordre parmi les troupes et gérer les relations avec les Stadaconiens.

Il a supervisé le transport des condamnés depuis la Champagne et la Normandie.

Il a participé à la planification logistique de l’expédition.

Il a assuré la liaison entre les différents corps militaires engagés dans l’expédition

Porte-enseigne et officier de confiance auprès de Roberval.

Il a assuré la direction des troupes en l’absence du sieur de Guignecourt et du lieutenant d’Aussillon.

Au retour, Jehan de Lespinay, comme la plupart des hommes valides, s’est vraisemblablement engagé dans les opérations militaires contre l’Espagne et l’Angleterre. 

Il a peut-être pris part aux campagnes navales contre l’Angleterre, au siège de Boulogne-sur-Mer, ou encore commandé des troupes envoyées en Écosse. 

Il est également possible qu’il ait compté parmi les huit gentilshommes missionnés aux côtés de Roberval pour superviser la réfection des fortifications de Senlis, au nord de Paris, en 1544.

Jehan de Lespinay a pris temporairement la direction des troupes en l’absence des officiers supérieurs.

Il a survécu à l’hiver rigoureux de 1541-1542, durant lequel une cinquantaine de colons sont morts du scorbut.

Il a participé à l’expédition vers le Saguenay en juin 1543, où huit hommes ont péri par noyade.